Jean Du Lac
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        Histoire

            Jean du Lac est né Jean de Rocheveaux, fils aîné d’une bonne famille du duché de Paroisse. Il vécu une enfance oisive et tranquille dans le domaine familial, puis est éduqués par de multiples maîtres à « tout ce qu’un jeune homme doit savoir ». Parmi eux, un maître de calligraphie, dont les cours sont également suivis, suite à un arrangement avec le Comte Guillaume de Rocheveaux, par Benoît, le fils d’un des plus fidèles serviteurs de la maison. Jean et Benoît vont rapidement devenir inséparables. C’est Jean qui entraînera le calme Benoît à faire le mur, bien conscient de l’immunité que lui confère son statut d’héritier du domaine.

            Ensemble ils parlent beaucoup, du domaine, de la vie, de la religion, aussi. Benoît y est fort attaché, et va toujours à la messe d’un pied léger. Bien qu’il n’y paraisse initialement que par devoir envers son père, Jean finit par y trouver certains intérêts aussi. Quand à 13 ans, son jeune ami lui annonce son intention de devenir novice, puis moine, Jean n’est guère étonné. Les deux garçons se voient encore souvent. Peu après, Jean est testé à plusieurs reprises sur ses aptitude de Porté. Les résultats n’étant guères encourageant, Guillaume fait venir de Charouse un maître, bien connu pour sa capacité à révéler les dons chez les jeunes nobles. Jean suit plusieurs cours avec le sorcier, qui lui montre toutes les possibilités de son Art, ouvrant un portail à la fin de chaque séance pour rentrer à Charouse. Quand Jean parle de ses expériences à Benoît, des cris qu’il entend à chaque ouverture de portail, le novice est secoué. Bien sûr, il connaît l’existence de la Sorcellerie ainsi que les édits de l’Eglise et de ses Prophètes à son sujet. Mais il relativise les choses : tant d’hommes ne peuvent êtres en si violente opposition avec Théus. Pourtant ce que lui raconte l’héritier des Rocheveaux ne peut effectivement n’être que l’œuvre de Légion.

            Après en avoir parlé à son Prieur, Benoît se sent investi de la mission d’éloigner Jean de ces pratiques. Durant plusieurs années, cela va devenir un de leurs sujets de discussion les plus courant, les plus passionnés aussi. Les talents de Jean pour le Sorté ne se développent guère. A moitié convaincu par les argumentations du novices, Jean porte la discussion à la table familiale. La réaction de son père, initialement amusé par cette « naïve jeunesse » tourne bien vite à l’aigre. Etre contre la sorcellerie, c’est être contre les sorciers. Et ceux-ci forment la majorité des nobles de haut rang. Cela revient à remettre en question tout Montaigne. Le Comte interdit formellement à son fils de revenir sur le chose. Même si l’Empereur n’a pas encore fait son annonce, le sujet est déjà plus que tabou. Mais cette interdiction produit l’effet exactement inverse : Jean s’entête, plus par goût du défi que par conviction profonde. Les menaces successives ne font que le renforcer dans ses idées. Le Comte de Rocheveaux craint de plus en plus être obligé de prendre des sanctions lourdes envers son fils. Alors qu’il cherche une solution honorable au problème se produit l’accident inévitable.

            Invités chez le Duc de Paroisse, la famille De Rocheveaux se retrouve attablée avec le gratin de la noblesse des environs. Le dîner est excellent, le service parfait, les discussions nombreuses. C’est le moment que choisi Jean pour ressortir son vieux cheval de bataille. Malgré ses multiples explications embarrassées de son père, le fils ne veut pas entendre la voix de la raison : leur Sorcellerie, c’est leur sang, ce qui fait d’eux des gens nés pour commander, pour diriger. Jean, prévoyant cette argutie, réplique immédiatement : n’est il alors pas de sang noble, puisqu’il manque de capacités de Porté ? Le ton monte rapidement, et toutes les têtes sont bientôt tournées vers eux. Jean s’énerve, et devient de plus en plus agressif et sûr de lui, et de ses arguments. Mais le Comte ne peut laisser quiconque avoir raison face à son Duc, même pas son propre fils. Une dernière fois, il demande au bouillant jeune homme de présenter des excuses. Jean en rit, leur demandant comment ils peuvent à al fois prétendre diriger le monde et cracher à la face de celui qui l’a crée. C’en est trop pour le Duc, qui somme Guillaume de Rocheveaux de raisonner son fils. Mais le vieux Comte sait que Jean est au delà du raisonnement. Déjà, il accuse les nobles présents de crime. Guillaume menace alors son fils de banissement. Jean lui rétorque que de toute façon, il ne pouvait plus rester dans ce lieu d’hérésie, et qu’il ne pourrai pas supporter plus longtemps de porter ce nom sali. Moqueur, un des nobles sorciers présent lui jette un « Allez donc voir Esteban Verdugo… Vous devriez vous entendre mieux avec lui qu’avec nous. ». Jean est presque sorti, mais ce retourne : « Excellente idée. C’est exactement ce que je vais faire… ». Sans un regard, il sort. Jean de Rocheveaux n’est plus.

            Jean du Lac va se poser les jours suivants de nombreuses questions. Jamais il ne pensait aller si loin ce soir là. Mais les dés en font jeter, et jamais il ne s’est dédié. Sa dernière réplique était plus destiné à choquer qu’autre chose. Mais il ne peut se parjurer. Sa noblesse, ce n’est pas son sang, mais sa parole et sa volonté. Verdugo ne lui est guère sympathique. Mais il s’agit d’un défi, et Jean a toujours apprécié les défis. Son seul regret, c’est de ne pas avoir revu Benoit. Mais c’est aussi un soulagement : même s’il sont d’accord sur le fond, le jeune moine aurait eu des difficultés à comprendre l’acte de Jean, et ne l’aurait certainement pas approuvé, particulièrement dans son idée d’aller rencontrer le chef de l’abhorrée Inquisition Castillane. Jean était loin de se douter que cet évènement allait pourtant bouleverser sa vie.

            Traversant les terres castillanes sans difficulté, sa noblesse lui permettant d’être accueilli partout, Jean fut assez surpris de découvrir des gens amicaux, surtout lorsqu’il leur parla des circonstances de son exil, et de ses projets. Même s’il doutait de pouvoir (et de vouloir) réellement rencontrer le Cardinal, il ne s’était pas senti aussi bien depuis longtemps. Enfin, il arriva devant San Cristobal. A sa grande surprise, il y fut accueilli par un dignitaire ecclésiastique : Esteban Verdugo souhaitait le voir. Le rendez-vous était fixé le lendemain après la messe. Plus que nerveux, Jean dormi peu, se leva tôt, tenta sans y parvenir d’apercevoir Verdugo dans la grande cathédrale, puis se rendit au lieu indiqué.

            Le Grand Inquisiteur le reçu personnellement, avec la plus parfaite courtoisie. Les deux hommes parlèrent plus d’une heure, le Castillan faisant forte impression sur Jean. Où était le barbare sans culture, ennemi de la science ? Verdugo lui apparu au contraire sous un jour nouveau : calme, poli, affable mais plus que décidé. Allant de surprise en surprise, le jeune montaginois se vit offrir un poste important au sein des hommes d’Esteban. « J’ai besoin de jeunes gens audacieux et responsables. Je veux vous donner votre chance. ». Jean promit d’y réfléchir.

            En sortant, il ne savait plus trop où il en était. Verdugo le fascine, mais Jean connaît aussi la réputation de l’homme. Néanmoins, il semblait avoir pour Du Lac de grands projets, et de grandes espérances. Il se décida peu après à tenter sa chance. Il n’eu pas à le regretter. Verdugo lui confia des missions de grandes importance dans les domaines de la collecte d’information, ou de la recherche de disparus, sans jamais le diriger directement. Bien au contraire, il lui donnait quelques information, expliquait le but à atteindre, et mettait les moyens de son organisation à la disposition de Jean, laissant celui-ci entièrement indépendant. Jamais d’ordres, ou d’exigence, si ce n’est la réussite. C’est ainsi que Jean Du Lac mit la main sur une Fate Witch discrètement transférée en Eisen, au nez et à la barbe de ses gardes. Peu après, il retrouva un pratiquant de El Fuego Adentro au fin fond d’Avalon. Deux parties jouées, et deux victoires. Souvent seul et sans autres ressources que son cerveau, Jean réussit la où tout les autres ont échoués. Il est devenu Justinius, un Chevalier Inquisiteur dont seul Verdugo et un ou deux autres connaissent l’identité.

            Les années ont passé. L’Empereur, dans sa folie, a annoncé au monde ses « dons ». Jean du Lac était dans l’assistance. Le travail redouble. Jean identifie les différents sorciers montaginois, les lignées puissantes, les portails présents. Ses combats, il ne les mène pas vraiment pour l’Inquisition, mais pour lui même. Et il gagne. Un jour de 1668, il est rappelé à San Cristobal. Dans un nouvel entretien avec Verdugo, celui-ci le félicite pour son travail, et examine attentivement le jeune homme. Comme s’il se décidait enfin, il se tourne et le regarde droit dans les yeux. Après de long mois d’effort, quelques vagues pistes pouvant mener à un des plus formidables adversaires de l’Inquisition viennent d’êtres découvertes. La proposition est simple : une ultime partie, aux enjeux illimités, et sans règles précises. Jean est à nouveau fasciné par le personnage : Verdugo le connaît étonnement bien, au point de comprendre que l’argument de la défense de l’Eglise ne sera pas capital… Et il semble s’en accommoder. Le combat semble perdu d’avance, inégal au point d’en être risible. Mais c’est bien ce qui pousse Jean à accepté. Sa proie a échappé à milles pièges, milles mises en scène. Il a démonté en un tournemain les plans les plus élaborés pour le coincer, avec un panache exceptionnel. L’adversaire de Jean « Justinius » Du Lac est le joueur le plus doué qu’il ai jamais connu. Il va devenir le fer de lance secret de l’assaut contre Alvara Arciniega…

Caractère

            Ambitieux, Individualiste, Intriguant, Tolérant, Joueur, Orgueilleux, Entêté

Relations

        Esteban Verdugo, patron

Apparence

        Jean est un assez jeune homme (25 ans), d’apparence agréable, toujours bien vêtu en société. Des cheveux bruns noués en une discrète queue de cheval, des yeux bleus, un regard pénétrant. Un gilet bleu, une chemise bien taillée et une rapière à la ceinture.